La bagarre est survenue dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours d'1 heure du matin. Des jeunes des Pyramides à Evry (Essonne) venaient de se faire refouler d'une soirée organisée dans une maison du quartier de Bois Sauvage. Sur le chemin du retour, ils ont croisé une bande du quartier du Canal de Courcouronnes. Pourquoi la rencontre a-t-elle tourné à l'affrontement ? Le procureur adjoint d'Evry, Pierre-Louis Jacob, ne l'a pas précisé hier lors de sa conférence de presse. Le bilan, en revanche, est connu et il est lourd : après des échanges de projectiles et de coups de poing, un adolescent de 16 ans a succombé à ses blessures, victime d'un coup de couteau porté à hauteur de la clavicule. Deux autres ont été blessés, dont un grièvement, touché dans le dos. Le second a été victime d'une estafilade à l'oreille. Les deux blessés sont toutefois hors de danger et sont sortis de l'hôpital.
L'auteur présumé des coups de couteau a été interpellé hier matin. Il aurait déclaré au cours de sa garde à vue avoir porté les coups sans discernement. En tout, une vingtaine d'individus ont été placés en garde à vue, selon le représentant du parquet, qui a indiqué que les jeunes impliqués dans la bagarre étaient dans leur grande majorité des mineurs.
Une information judiciaire doit être ouverte aujourd'hui. Le procureur a estimé qu'« en fonction des éléments», il aviserait sur la « qualification des faits ».
VIOLENCE Un adolescent a été tué à coups de couteau dimanche dans un affrontement entre bandes rivales. Malgré les appels au calme, les jeunes veulent une «revanche».
Esper T., 16 ans, est mort. Pour rien. Une mort absurde dans une embrouille de cité à Evry, dans l'Essonne. Pis encore. Un décès qui pourrait appeler d'autres violences, car déjà ses copains des Pyramides crient vengeance. Tout commence dans la nuit de samedi , vers 1 heure du matin, lors d'une fête organisée pour les douze ans par l'association Permis de vivre, à la cité du Bois-Sauvage. Des jeunes désoeuvrés de la cité des Pyramides surviennent, attirés par la musique. Puis d'autres de Canal à Courcouronnes. Un novice ne les distinguerait pas. Eux se détestent, comme des clans rivaux, depuis si longtemps que personne ne sait plus pourquoi. Les échauffourées commencent. Une trentaine d'adolescents se jettent des pierres puis s'affrontent en lisière du parc des Loges, à coups de poing, puis avec des bâtons et des couteaux. Les bandes adverses combattent pendant près d'une heure. Dans des circonstances encore obscures, Esper, un grand adolescent athlétique d'origine malienne, est frappé à coups de poing puis poignardé au niveau de la clavicule. Deux autres adolescents sont blessés, l'un dans le dos, l'autre à la joue. Logique de guerre Depuis, Evry et Courcouronnes sont sous le choc. A la cité du Bois-Sauvage, les rues sont désertes sous la pluie froide. «J'ai ordonné à mes fils de rester à la maison aujourd'hui et de ne pas mettre les pieds aux Pyramides», confie une mère de famille. Chacun redoute des représailles. Aux Pyramides, des jeunes énervés s'en prennent un temps aux policiers déployés et mijotent leur revanche : enfermés dans leur logique de guerre. Les mères de famille ont beau tenter de les raisonner, ils écoutent sans répliquer, la tête baissée... mais n'entendent rien. «Ils ont la tête dure et pensent qu'un homme ne doit pas laisser ce crime sans réponse», explique Fatou, une maman lasse et inquiète. Elle est venue présenter ses condoléances aux parents d'Esper, la famille T. d'origine malienne, très connue dans la cité. L'appartement ne suffit pas pour accueillir les visites. La mère d'Esper regarde dans le vide, le visage indéchiffrable, sans comprendre comment son fils, mais actuellement en stage de mécanique, a perdu la vie. Le maire socialiste Manuel Valls apparaît. Un homme le prend à parti sur sa politique locale. «Rien ne peut justifier qu'un jeune en tue un autre, pas même le manque d'activité pour les jeunes», tranche l'élu. «Heureusement, le coupable a été arrêté», lâche une des mères. De fait, quelques heures après le drame, une vingtaine de suspects ont été interpellés. Parmi les gardés à vue, Gérald C., l'auteur présumé du coup de couteau, a reconnu son crime. Né à Paris et âgé de 17 ans, il aurait déclaré avoir porté ses coups au jugé, sans discernement. Et pourtant, sa famille, malienne elle aussi, semble amie, à en croire les dires de la cité, des T. Les parents qui s'entendent, les fils qui s'entre-déchirent parce qu'ils habitent des villes différentes ? Comme si, désormais, aux solidarités anciennes entre immigrés de la même origine s'était substituée la «logique» guerrière des cités. Une information judiciaire doit être ouverte aujourd'hui, a indiqué Pierre-Louis Jacob, procureur adjoint d'Évry. En novembre 2000, l'un des épisodes les plus sanglants des rivalités entre bandes avait coûté la vie au jeune Romuald, abattu à 14 ans d'une décharge de chevrotine dans le quartier du Canal à Courcouronnes.
SUR SA JE NE SAIT MEME PAS QUOI DIR APAR QUE LA PERSONNE QUI A FAIT SA !!LE PAYERA TOT OU TARD DE LA JUSTICE OU MEME PEUT-ETRE DE SA VIE!!! C INJUSTE DE PRENDRE LA VIE D'UN PETIT FRERE AGé DE 16 ANS ! AUCUNE RAISON N'EST JUSTIFIABLE ... ON TE PARDONERA JAMAIS!!
REPOSE EN PAIX PETIT FRERE!! NOS DOWAWS SON POUR TOI! INCHALLAH LE PARADIS



